Avec l’iPad, Steve Jobs a enfin présenté l’objet qu’Apple ne devait jamais produire, à savoir un netbook tactile à petit prix !
On peut discuter de savoir si cet iPhone géant est bien un netbook ou pas, s’il est un super iPhone ou pas. A mon sens il est tout cela à la fois. Avec beaucoup d’intelligence, comme toujours, Apple a bien travaillé, évitant aux utilisateurs de leur présenter des produits conçus à la va-vite et qui progressent selon le retour des clients. L’iPad est donc très intelligemment pensé, et encore plus intelligemment présenté après avoir été attendu. Pas de webcam, ni de possibilité de téléphoner pour conserver la chasse gardée des MacBook côté ordinateur et des iPhones côté téléphone mobile. L’utilisateur le regrettera amèrement, l’industriel s’en frotte les mains. Avec son clavier tactile et le clavier mécanique qui peut lui être adjoint, cette tablette devient aisément un netbook, avec son format (24,28X18,97X1,34), son poids (moins de 700 Gr), une autonomie de 10h (1 mois en veille !), il fera un excellent concurrent du Kindle d’Amazon…
Evidemment, comme c’est toujours le cas avec Apple, si on souhaite un appareil toutes options, avec clavier mécanique, wifi et 3G, disque dur conséquent l’addition commencera à âtre plutôt salée. Mais en démarrant à 499$ (avec la calculette Apple, cela devrait à priori faire 499€ en France !), l’iPad sera un excellent produit d’appel pour la marque.
Si on y regarde de plus près, cet engin ne présente pas une révolution, il est moins pratique qu’un T91 Asus qui a déjà un an au compteur ou qu’un Lenovo U1 Hybrid sorti tout récemment.
Ces deux machines sont certes plus lourdes, plus classiques dans leurs propositions et leurs designs, mais elles ont le mérite d’être de vrais ordinateurs, avec un vrai clavier, ce sont aussi de vraies tablettes à écran tactile. Finalement, la grande force d’Apple c’est peut-être de savoir créer l’événement, de porter une attention toute particulière à l’enrobage, que ça brille, que ça bluffe au premier coup d’oeil, pour que l’on comprenne instantanément l’usage du produit là où les autres constructeurs s’empêtrent dans le détail des applications, un empilage de fonctions parfaites, très pros, mais qui semblent indépendantes les unes des autres, compliquer à prendre en main avec leurs habillages et modes d’utilisation parfois très différents. Apple va plus loin dans l’ergonomie, la facilité d’accès. La vidéo de présentation du produit reste dans l’impression, l’identification claire des applications…
Il n’y a qu’à regarder la vidéo de présentation produite par Asus pour le T91 pour s’en convaincre. Evidemment, on ne se projette pas dans une telle présentation, cela ne nous dit rien de nous-même. Avec Apple, l’acheteur à la conviction d’être un winner, on se prend vite pour Richard Gere ou Brad Pitt, avec l’Asus, on reste à l’étroit dans le costume du nerd boutonneux ou de Bill Gates…


